Caramie's Zone

Blogue de critiques de films par Anna Li

11/04/2016

[Critique • Cinéma] DOCTOR STRANGE (IMAX 3D et 3D)

Critique par Anna Li ( ) (critique rédigée lundi le 24 octobre et modifiée le 3 novembre) 
​L’année 2016 a été marquée par la sortie de nombreuses productions cinématographiques adaptées de comics books. De ceux-là, certains se sont démarqués du lot : Deadpool, Captain America: Civil War, X-Men : Apocalypse et d’autres sont plus décevants : Batman v. Superman : Dawn of Justice et Suicide Squad. DOCTOR STRANGE de Marvel Studios s’insère dans la première catégorie. Le charisme naturel de Benedict Cumberbatch et la beauté des effets visuels (le film DOIT être vu sur le plus gros écran de cinéma possible) en sont pour quelque chose.  


​​DANS DOCTOR STRANGE, Stephen Strange [Benedict Cumberbatch, The Imitation Game - lire ma critique] est un neurochirurgien travaillant dans un hôpital à Manhattan. Il est brillant et il le sait. Ses connaissances de la médecine et de la culture populaire sont très élevées et il ne rate jamais l’occasion de les faire valoir à ses collègues de travail. Un jour, après avoir sauvé la vie d’un patient atteint d’une balle dans le crâne, il se rend à une soirée où il doit y donner une conférence. Distrait au volant par son téléphone intelligent, il perd le contrôle de sa Lamborghini qui plonge en bas de la chaussée. (La scène est extrêmement bien réalisée et est brutale par son réalisme.). Il s’en sort vivant, mais les nerfs de ses mains sont sectionnés. Du jour au lendemain, il se retrouve incapable de faire quelque chose d’aussi simple que d’écrire ou se raser. Sa carrière est finie. Au cours de la période qui s’ensuit, il flambe ses économies sur sept interventions dans l’espoir de retrouver sa dextérité, mais rien ne fonctionne. Il sombre dans la dépression. Sa seule amie, Christine Palmer [Rachel McAdams] veut l’aider, mais il rejette, très cruellement, son aide. Par le biais de son physiothérapeute, il entend parler de Jonathan Pangborn [Benjamin Bratt, très petit rôle ici], un paraplégique qui a miraculeusement retrouvé l’usage de ses jambes. Ce dernier lui recommande de se rendre à Katmandou au Népal et trouver Kamar-Taj. N’ayant plus rien à perdre, Stephen se rend là-bas. The Ancient One [Tilda Swinton] le prend alors sous son aile et lui apprend les pouvoirs magiques des arts mystiques. Il est également aidé par des sorciers : le Baron Karl Mordo [Chiwetel Ejiofor] et le libraire Wong [Benedict Wong]. Doctor Strange devra utiliser ses nouvelles connaissances s’il veut vaincre Kaecilius [Mads Mikkelsen], un ancien protégé de The Ancient One ainsi que Dormammu, un seigneur maléfique d’une autre dimension.

Le réalisateur Scott Derrickson [Deliver Us from Evil, Sinister] fait un saut des films d’horreur vers les films de super héros. Cette transition s’avère fructueuse, car DOCTOR STRANGE est probablement le meilleur long métrage de sa carrière (et pour moi, l’un des meilleurs films de l’année). DOCTOR STRANGE nous amène dans un monde où le visuel est phénoménal. Comme je le mentionne plus haut, il est fortement recommandé de voir DOCTOR STRANGE dans le format IMAX 3D. J’ai (déjà!) visionné le film deux fois en 3D et en IMAX 3D et lors de mon visionnement en 3D, l’écran de cinéma ne semblait pas être assez grand pour l’univers surréaliste qui est présenté. Les séquences psychédéliques où Doctor Strange traverse le multi univers valent à elles seules le prix supplémentaire du billet. Le spectateur aura l’impression d’avoir consommé une substance illicite en voyant ces scènes. Un exemple : Docteur Strange regarde ses deux mains, des petites mains poussent sur chacun de ses doigts et d’autres mains encore plus petites poussent sur chacun des mini doigts et encore jusqu’à l’infini. Même si le film n'a pas été tourné avec des caméras IMAX et contrairement à plusieurs films sortis au format IMAX 3D cette année,  l'image prend presque tout la hauteur de l'écran dans ce format!

Lors des séquences d’action, vous serez encore plus émerveillés. Imaginez qu’Ariadne dans Inception a pris de la drogue avant « de plier » la ville de Paris. Ou que M.C. Escher a fait de même avant de peindre ses tableaux. Le résultat est presque indescriptible. La ville se plie et les immeubles s’entrechoquent les uns sur les autres, les voitures tombent dû à la gravité. Les personnages doivent se battre dans cet univers. Wow! 

La séquence d’action finale qui a lieu dans les rues bondées de Hong Kong est supposément la scène qui a présenté le plus gros challenge de l’histoire des studios Marvel (selon le document de presse du film). Je ne veux pas divulguer en détail ce qui arrive, mais disons seulement que le Temps avance à reculons. Je ne crois pas avoir vu quelque chose de similaire dans un autre film. Contre toute attente, la finale n’est pas une immense bataille mettant en scène les personnages principaux. Elle prône le visuel qui est encore une fois époustouflant. La confrontation entre Doctor Strange et Dormammu qui s’ensuit est très divertissante. 

Benedict Cumberbatch délaisse son accent anglais habituel pour un accent américain dans son interprétation de Doctor Strange. Même si l’intellect du personnage n’est pas à la hauteur de celui de Sherlock Holmes, Benedict donne une performance avec juste assez d’arrogance pour ne pas qu’on tombe tout de suite sous son charme. Il est centré sur lui-même et la façon dont il parle à Christine dans une scène n'améliore pas notre opinion de lui.Heureusement, l’appréciation qu’on ressent pour le personnage augmentera au fur et à mesure que son égoïsme se dissipe. Comme pour la plupart des films de superhéros, il y a quelques anicroches en ce qui concerne le vilain principal. On ne ressent pas assez la présence de Kaecilius. Le personnage n’est pas dans beaucoup de scènes et lorsqu’il est là, il n’est pas vraiment menaçant. On comprend néanmoins ses motivations qui sont clairement expliquées. La présence de Mads Mikkelsen (Hannibal) et Benedict Cumberbatch (Sherlock Holmes) dans le même film aurait pu mettre en scène des séquences vraiment épiques, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Christine Palmer a encore moins à faire dans le film. Le personnage aurait pu être enlevé sans que ça ne change grand-chose à l’histoire. 

 Je dois avouer que pour un « origin story », la trame narrative principale est générique : un homme arrogant et riche subit un incident de nature médicale qui l’amène à laisser tomber son ego pour pouvoir sauver le monde. On a vu exactement la même histoire dans Iron Man. Par ailleurs, le scénario est ponctué de moments cocasses principalement lorsque Doctor Strange et Wong apparaissent dans la même scène. La cape de lévitation possède également une « personnalité » qui lui est propre, ce qui mène à d’autres moments comiques.


 **Comme pour tout film des Studios Marvel, RESTEZ ASSIS jusqu’à la TOUTE FIN du générique, si vous oubliez de le faire, voici la description des DEUX séquences supplémentaires. SPOILERS évidemment** 

SCÈNE au milieu du générique : À New York, Doctor Stephen Strange est assis en face de Thor (Chris Hemsworth). Ils discutent. Thor mentionne qu’il n’aime pas boire du thé. Son verre se transforme alors en un immense verre de bière. Docteur Strange dit qu’il surveille de près la venue des gens provenant d’une autre dimension, surtout ceux qui sont dangereux. Pourquoi Thor a-t-il invité son frère Loki à New York? Thor rétorque qu’Odin a disparu et qu’ils sont à sa recherche. Une fois retrouvé, les trois retourneront à Asgard. (Thor boit sa bière au complet et le verre se rempli par magie.) Doctor Strange lui propose de l’aider dans ses recherches. Doctor Strange sera donc dans Thor: Raganok.

SCÈNE à la toute fin du générique : Jonathan Pangborn travaille seul dans son garage. Karl Mordo entre dans la pièce. Jonathan l’interroge sur la raison de sa visite. Mordo lui révèle qu’il a quitté Wong et Doctor Strange parce que ce dernier a utilisé ses pouvoirs (pour reculer et arrêter le temps), ce qui est contre l’ordre naturel des choses. Pendant qu’il divague, Jonathan prend une barre de fer et essaie de le frapper, mais Mordo est plus rapide que lui : il le frappe sur le ventre et lui vole sa magie. Jonathan tombe sur le sol, incapable de se relever (car il est redevenu paraplégique). Pourquoi a-t-il fait ça? Mordo lui dit alors qu’après mûre réflexion, il a réalisé ce qui ne fonctionne pas dans ce monde : il y a beaucoup TROP de sorciers. Le Baron Karl Mondo sera donc le prochain vilain de Doctor Strange.  


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Auteur: Anna Li

J'assiste souvent aux premières (tapis rouge) de films voici tous les articles reliés rédigés depuis les trois dernières années: Premières de films

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