⭐️⭐️⭐️1/2 Ma critique de NO OTHER CHOICE de Park Chan-Wook.
Après avoir été au chômage pendant plusieurs années, un homme élabore un plan unique pour décrocher un nouvel emploi : éliminer ses concurrents.
Cette critique comporte des spoilers.
NO OTHER CHOICE est la nouvelle mouture du maestro du cinéma sud-coréen, Park Chan-Wook. Cette œuvre est définitivement meilleure que son dernier film Decision To leave, mais sans atteindre les sommets que OldBoy par exemple. Tout de sa mise en scène, sa cinématographie et sa musique est parfaite. On aime la scène du premier meurtre qui est magistrate! Elle est teintée d’humour noir, on rit, on est choqués, on est tendus par le suspense. Le film dresse un commentaire social sur la réalité et brutalité d’un monde marqué par le capitalisme.
On sympathise avec Man-su, le protagoniste principal malgré les horribles actions qu’il commet. C’est un personnage complexe incarné avec brio par Lee Byung-hun qui insuffle au personnage son propre charisme.
On peut dire que c’est la fin du film est un dénouement sombre. Le personnage principal obtient ce qu’il désire le plus au monde, un travail, il peut garder sa maison et ses chiens. Mais il est un homme changé par ses meurtres. Sa femme sait ce qu’il a fait, son fils semble le savoir aussi. Les relations entre les membres de la famille ne seront plus du tout comme avant. C’est comme un pommier qui fleurit, mais possède des racines pourries. De plus, à son ancien travail, il était adulé par ses collègues. Maintenant, ses collègues sont des robots, sa solitude va se manifester négativement. Donc c’est une fin sombre malgré ce qu’on pourrait penser.
NO OTHER CHOICE arrive en salles le 25 décembre avant d’avoir une sortie plus étendue le 16 janvier.

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