⭐️⭐️⭐️⭐️ Ma critique de WILD HORSE NINE de Martin McDonagh.
Peu avant le coup d'État chilien de 1973, les agents de la CIA Chris et Lee sont envoyés sur l'île de Pâques. Alors que ces partenaires de longue date luttent contre leurs sombres passés et les complots présents, le lien nouvellement tissé par Chris avec deux étudiantes rebelles menace de faire dérailler le voyage de tous dans ce paradis isolé.
Le réalisateur Martin McDonagh dispose d’une excellente filmographie avec The Banshees of Inisherin, In Bruges, Three Billboards Outside Ebbing, Missouri, Seven Psychopaths. Avec WILD HORSE NINE, il nous offre un film axé sur les dialogues, mais qui n’est jamais ennuyant. Le long-métrage balance humour noir et suspense avec efficacité. Le scénario est bien écrit avec ses commentaires sur la société et donne des moments étonnamment émotionnels.
Bien sûr, le film ne pourrait pas être si bon sans la présence de John Malkovich qui donne ce qui pourrait être la meilleure performance de sa carrière. Le personnage de Chris n’est peut-être pas la personne la plus amicale, mais comme il se meurt peu à peu, on sympathise avec lui. Il a l’intention d’écrire son autobiographie, mais comme il est un agent de la CIA, il pourrait ébruiter plusieurs secrets que son boss MJ (Steve Buscemi) veut garder secret. Il demande à Lee, incarné avec conviction par Sam Rockwell de surveiller son meilleur ami et mentor. Il devra peut-être le réduire au silence… John Malkovich et Sam Rockwell ont une excellente chimie et c’est captivant de voir les personnages interagir entre eux. Par ailleurs, l’île de Pâques est un personnage à lui tout seul. C’est un lieu unique et authentique. Un effort a également été mis pour les costumes et coiffures qui reflètent les années 70.
WILD HORSE NINE prend l’affiche le 6 novembre en Amérique du Nord.

>
