⭐️⭐️⭐️1/2 Ma critique de LA BOLA NEGRA qui a valu à ses réalisateurs le duo Los Javis, le prix du meilleur réalisateur à Cannes.
La Bola Negra est une histoire qui se déroule à différentes époques et met en scène divers personnages. En 1932, le jeune Carlos [Milo Quifes] souhaite intégrer le prestigieux casino de Grenade, mais son homosexualité lui vaut un refus. En 1937, Sebastian [Guitarricadelafuente], trompettiste de village engagé dans la guerre civile espagnole et partisan de la droite, est chargé de veiller sur Rafael [Miguel Bernardeu], prisonnier blessé du camp adverse. De nos jours, Alberto [Carlos Gonzalez], ex-dramaturge, hérite d'une lettre et d'un manuscrit de son grand-père, un homme qu'il n'a jamais connu et dont il ignorait l'existence.
Tout d’abord, le long-métrage dure deux heures quarante, mais à aucun moment j’ai trouvé le temps long tellement j’étais investie dans les trois différentes histoires. On apprend à connaître les principaux protagonistes tous homosexuels aux travers de différentes générations qui passe à travers les temps sombres de l’Espagne. C’est un film réaliste. Au début, on ne comprend pas le lien entre les histoires, mais tout prend son sens durant le film. Au centre du long-métrage est l’histoire entre d’amour entre Sebastian et Rafael qu’on sait qu’elle va mal se terminer, car Rafael risque la mort lorsqu’il n’aura plus d’information à donner.
On est conquis par la trame sonore de Raul Refree, la cinématographie de Gris Jordana et par les costumes et décors qui reflètent les différentes périodes. Selon moi, ce film méritait la Palme d’Or beaucoup plus que Fjord que je n’ai pas aimé. Les acteurs font un travail remarquable principalement Guitarricadelafuente dans le rôle de Sebastian. On voit également les actrices Glenn Close et Penelope Cruz. Cette dernière fait un travail sensationnel comme chanteuse de cabaret.
LA BOLA NEGRA est actuellement à l’affiche au Canada.


