⭐️⭐️⭐️ Ma critique du film canadien AT THE PLACE OF GHOSTS.
Mise’l et Antle, frères inséparables durant leur enfance, se sont éloignés à l’âge adulte. Lorsqu’un esprit malveillant commence à les tourmenter, ils sont contraints de se réunir et de s’aventurer dans Sk+te’kmujue’kati (le Lieu des Fantômes), une forêt primordiale hors du temps, pour affronter leur enfance violente.
Après nous avoir donné le film Wildhood qui a été nominé plusieurs fois aux Canadian Screen Awards, le réalisateur Mi'kmaw Bretten Hannam nous revient avec AT THE PLACE OF GHOSTS, un drame surnaturel où deux frères qui se sont éloignés après leur enfance doivent faire face à un traumatisme du passé. Pour se faire, ils s’aventurent dans le Lieu des Fantômes où le passé s’amalgame avec le futur. Ce n’est pas réellement un film d’horreur, mais plutôt une œuvre fantastique. L’antagoniste principal est le regret qui se manifeste par une ombre noire composée de feuilles mortes. Alors qu’ils s’aventurent dans la forêt dense, ils croisent et peuvent interagir avec eux-mêmes alors qu’ils étaient des enfants, des personnages coloniaux et la fille de Antle alors qu’elle est beaucoup plus âgée. On présente alors les thèmes de l’identité et de la communauté. C’est un film atmosphérique agrémenté par la cinématographie de Guy Godfree et la trame musicale de Jeremy Dutcher et de Devon Bate. Les deux acteurs principaux Blake Alec Miranda et Forrest Goodluck font un excellent travail et on est témoin du traumatisme partagé par les personnages.
AT THE PLACE OF GHOSTS arrive dans les salles canadiennes le 8 mai.


