⭐️⭐️⭐️ Ma critique du film sud-coréen PARADISE LOST du réalisateur de Train to Busan, Yeon Sang-ho.
Ryu So-Young élève seule son fils, Ryu Sun-Woo. Il doit aller à un camp d’été. Lui et 12 de ses camarades embarquent dans l’autobus et disparaissent. Environ la moitié des enfants sont retrouvés morts avec le chauffeur qui est la cause de leur disparition. Les autres enfants dont Ryo Sun-Woo seraient morts dans une mine désaffectée, mais il serait trop dangereux d’y aller car il y a un risque d’éboulement. Une compagnie nommée Transhuman vient en aide aux familles éplorées. Grâce à des lunettes spéciales, elles peuvent voir et communiquer avec leur enfant disparu créé avec l’intelligence artificielle. Neuf ans plus tard, Ryu So-Young est appelé au poste de police. Son fils aurait été retrouvé! Par contre, il lui paraît étrange et différent. Au lieu de la rassurer, sa présence la met mal à l'aise, et la vie commune devient tendue et inconfortable, instaurant une relation mère-fils conflictuelle.
PARADISE LOST se base sur le roman Black Inferno de Oh Sung-eun. Le réalisateur Yeon Sang-ho insuffle de la noirceur presque suffocante. Le film est largement déprimant lorsqu’on découvre ce qui est advenu du fils de So-Young qui a perdu toute son innocence après avoir été kidnappé il y a neuf ans. Alors qu’elle pensait son fils décédé, elle utilise un IA pour le faire revivre. Ces séquences offrent un contraste notable entre l’irréel et sa vie actuelle. Elle parle à peine à son fils dans la vie réelle, la relation est brisée. On avait vu un film plus tôt cette année avec le même thème principal: l’utilisation d’une IA pour remplacer un fils décédé dans le film japonais Sheep in the Box. Tout comme ce dernier, le film ne semble pas parler de l’éthique de faire une telle chose. On ne pousse pas le sujet plus en profondeur, on reste à la surface. Kim Hyun-joo excelle dans le rôle de la mère éplorée. Il y a plusieurs séquences où elle doit montrer le désespoir de son personnage.
PARADISE LOST arrive dans certaines salles nord-américaines le 6 novembre.


