⭐️⭐️⭐️1/2 Ma critique de SICKO, un drame satirique qui nous provient du Kazakhstan.
Aza est un jeune homme vivant dans une ville moderne du Kazakhstan, prisonnier d'un cycle d'endettement sans fin. Convaincu que le bonheur est impossible sans stabilité financière, il tente, avec son épouse Tansholpan (« Tancho »), de bâtir une vie idéale grâce aux prêts et au crédit. Leur mariage débute sous le signe de l'amour et de l'optimisme, mais tout est acquis à crédit. Cependant, la hausse des prix, les microcrédits, la pression des banques et les remboursements incessants finissent par étouffer leur quotidien et fragiliser leur relation. Aza travaille comme chauffeur de taxi, tandis que Tancho est serveuse et s'épuise à la tâche. Malgré leurs efforts, l'écart entre leurs revenus et leurs dettes ne cesse de se creuser. Lorsqu'il devient évident qu'il n'existe aucune issue honnête, Aza prend une décision désespérée. À l'aide de faux documents médicaux, il simule un diagnostic de cancer en phase terminale pour Tancho et lance une campagne de collecte de fonds en ligne. L'histoire devient virale. L'argent commence à affluer, permettant à Aza de rembourser ses dettes et de goûter enfin à la vie dont il a longtemps rêvé. Mais la célébrité s'accompagne de conséquences plus sombres…
Le réalisateur Aitore Zholdaskali nous présente son premier projet en solo qui nous offre un regard satirique sur la société d’aujourd’hui. Emprunter de l’argent est facile, mais lorsque vient le temps de payer, les gens sont pris au dépourvu. Aza est dans cette situation. Il aurait même emprunté de l’argent à sa famille qui lui demande maintenant son dû. Acculé au mur par toutes ses connaissances à qui il doit de l’argent, il n’a pas le choix de mentir et d’inventer le cancer au stade 4 de sa femme. Le compas moral d’Aza est totalement détraqué et il entraîne sa femme dans ce gros mensonge. Au début, tout semble bien aller, mais au fur et à mesure que l’histoire avance, Aza devient paranoïaque et violent, ce qui met en place des scènes violentes dans le dernier tiers du film. Le spectateur sera de moins en moins d’accord avec les actions d’Ava tout au long du film. Ayan Utepbergen porte le film sur ses épaules avec son interprétation d’Aza. Le spectateur est avec le personnage au début, mais ses actions à la fin du film sont si horribles qu’on perd toute sympathie. Dilnaz Kurmangali dans le rôle de Tancho est également efficace. Elle possède une belle chimie avec son principal partenaire de scène.

>
