⭐️⭐️⭐️ Ma critique du film québécois TIGHT LETTUCE (Tissé serré) présenté en première mondiale au Festival Fantasia.
Joel entretient une excellente relation avec son père québécois Bodo, mais ce dernier est accro à la drogue, l’héroïne et le fentanyl depuis plusieurs années. Bodo est incapable de travailler, sa maison est un bordel, sa relation avec ses amis est tumultueuse, mais il adore son fils. Joel essaie tant bien que mal de faire se vie avec sa copine, sa mère et sa grand-mère, mais doit toujours s’inquiéter de son père. Il décide de documenter la vie de son père par vidéo.
Avec TIGHT LETTUCE, le cinéaste canadien Harrison Houde signe son tout premier long-métrage. Dans ce drame basé sur une histoire vraie teinté d’humour noir, on suit Bodo dans sa vie de tous les jours. Il tente de renouer avec son ex-femme et mère de Joe incarnée par Maxim Roy, mais sans succès . Il fait des petits boulots pour son patron incarné par Guy Jodoin ou rend visite chez sa mère campée par France Castel. Joel de son côté a un excellent travail en construction et vit le grand amour avec sa copine Taylor jouée par Charlie Burke quoique cette dernière devient de plus en plus exaspérée par Bodo. Bodo promet toujours à son fils qu’il va se chercher de l’aide, mais c’est des promesses en l’air. Il ne semble pas vouloir s’aider lui-même. Emmanuel Bilodeau joue ici la performance de sa carrière dans un rôle où le spectateur ne pourra s’empêcher de prendre en pitié. C’est une performance empreinte de vulnérabilité et on garde espoir que Bodo sera capable de s’en sortir.

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